Il y en a un marquant. Un jour, un monsieur vient vers
nous, et après avoir compris comment fonctionnent
les procédés d’assistance, a absolument voulu que nous
en donnions à sa petite nièce parce qu’elle avait
perdu tout le reste de sa famille : sa mère, ses deux frères,
son père.
C’est très dur de faire face à cette demande
étant donné que notre société est peu
confrontée à la mort et à des chocs émotionnels de cette
nature. Il a donc fallu prendre sur nous et nous occuper d’elle. Nous avons commencé
les procédés d’assistance alors que cette petite fille pleurait depuis
la catastrophe, c'est-à-dire depuis trois semaines : elle
avait les yeux éclatés.
Après un moment, elle s’est
remise à vivre et a commencé à jouer ;
puis elle a attrapé une autre petite fille pour lui apprendre
à faire des procédés d’assistance, puis une
autre et elles ont commencé à aider leur entourage.
C’est un peuple vraiment extraordinaire, le
plus beau peuple que je connaisse : ils ont vraiment
envie d’aider.
Un vieux pêcheur à qui nous avions donné un
procédé nous a dit : “Vous savez, pour moi on
ne peut pas vraiment faire grand chose mais maintenant
je veux aider”, il a appris à administrer les procédés
d’assistance et à commencer à aider les autres.
Il y a eu ce pêcheur qui avait tout perdu : ses
trois enfants, sa , on bateau, sa maison, tout, absolument tout ! Nous lui avons donné un
procédé
qui a duré assez longtemps et au bout d’un moment il
a fait : “hum” ! et il a dit : “OK, maintenant je me sens
capable de commencer une autre vie”.
Il a décidé de
repartir à zéro au lieu de regretter, pour le restant de
ses jours, de ne pas être mort comme le reste de sa
famille. C’est vraiment la religion qui l’a maintenu en
vie ; sans elle il se serait probablement
suicidé, ce qui aurait été contraire à celle-ci.
J’ai une autre anecdote. Il y avait une dame devenu aveugle à cause du Tsunami :
elle avait eu les yeux plein
de sable. Elle avait été soignée mais le choc émotionnel restait suffisamment
fort pour l'empêcher de recouvrer la vue. Les procédés d’assistance le lui ont permis.
Elle a dit : “Ca y est, je vois !” (Je peux
vous assurer que ça n’a rien d’étonnant pour eux.)
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